La route de l'histoire
Douze films courts construits sur le Ciné-Journal suisse (1940-1975). Chaque épisode part d'un document d'époque sur la route pour ouvrir une question sur l'avenir. Ici, la série est simulée : aucune image d'archives tant que l'archive n'a pas accordé la licence.
Simulation : aucun accord avec l'archive n'est encore signé.
Quatre registres, toujours déclarés
À chaque instant, on sait si l'on voit le passé, notre lecture, une recherche vérifiée ou un futur inventé.
Le document d'époque en noir et blanc, jamais colorisé, avec sa cote et son année.
Notre rapprochement entre documents, déclaré comme choix de montage.
La donnée d'aujourd'hui, avec sa limite et son DOI.
Ce qui est généré, avec l'outil et la date. Ce n'est pas un produit.
Un épisode, sept chapitres
De quatre à six minutes. L'ordre ne change pas, les durées oui.
- 0:00
- La question
- 0:20
- Le document
- 1:10
- Le contexte
- 2:00
- Le doute
- 3:00
- Aujourd'hui
- 4:00
- Futur imaginé
- 4:45
- La question qui reste
N° 01 · Qui arrive après ?
En 1971, quelqu'un signale le danger à ceux qui arrivent. Qui nous prévient, avant de partir ?
- Archives
- Ciné-Journal suisse, SFW 1453-1, 1971, en allemand.
- Thèse
- Le danger sur la chaussée se signale à ceux qui arrivent. La somnolence commence avant le départ, et le conducteur peut ne pas s'en apercevoir.
- État
- Archives minimales : description et paroles du film, aucune image.
- Pour le prochain départ
- Le signal qui n'existe pas, dans Perspectives.
Les douze planches
Titres de travail : ils peuvent changer après la recherche dans les archives.
Le danger se signale à ceux qui arrivent. La somnolence commence avant le départ.
Le train porte la voiture à travers les Alpes : le voyage devient facile, le corps reste le même.
L'autoroute promet du temps gagné. Qu'en faisons-nous, à trois heures du matin ?
Glissières, panneaux, interdictions. Pour la somnolence, il n'y a pas de panneau.
La lumière a rendu la nuit praticable. Elle n'a pas changé le besoin de dormir.
Les conducteurs professionnels ont eu des règles sur les temps de conduite avant que la somnolence ait un nom public.
Les premières aires de service concevaient l'arrêt comme une partie du voyage.
La Suisse mesure le temps au dixième de seconde. Mesurer le sommeil de qui conduit relève encore de la recherche.
Chaque nouvelle route a eu ses opposants. Que voyaient-ils, que nous ne voyons plus ?
Prévenir, avertir et secourir restent trois choses différentes.
Le désir de partir peut inclure le droit de s'arrêter.
En romanche : qui raconte l'avenir d'un lieu, si sa langue en garde la mémoire ?
Avec l'archive, si elle accepte
Simulation d'une collaboration : ce que nous proposons.
Pour le site, la vidéo à la demande et le documentaire : un seul accord pour tous les usages.
Dans chaque épisode, la forme de citation de l'archive et le lien vers la fiche publique sur Memobase.
Un épisode projeté avec celles et ceux qui gardent le fonds, et la question qui reste débattue dans la salle.